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Les exigences réglementaires imposent une nouvelle stratégie SI Version imprimable Suggérer par mail
20 décembre 2006
La liste impressionnante des nouvelles exigences réglementaires apparues ces trois dernières années (NRE, LSF, SOX, IFRS, Bâle II …) pousse les directions financières à revoir leur stratégie en matière de système d'information. « Le DAF n'est plus uniquement le comptable de l'entreprise et l'élaboration de ses réponses aux autorités occupe une part de plus en plus importante dans sa charge de travail. Cette évolution est source de nouvelles exigences pour les systèmes d'information », expliquait Jean-Michel Fabre, directeur général d'Outlooksoft France, lors d'un petit déjeuner organisé par la rédaction de bfinance cette semaine.

De l'avis de Yoram Bosc-Haddad, directeur associé chez Capgemini Consulting, l'architecture du système d'information financier peut s'envisager sous trois angles. Elle peut viser à ce que les différentes applications utilisées par les business unit de l'entreprise soient cohérentes avec la stratégie métier. C'est le mythe de l' « urbanisation » des SI. Cette architecture a l'inconvénient de nier la responsabilité majeure de la direction financière dans le pilotage de la performance. D'autre part, la stratégie SI peut chercher à garantir la cohérence de l'information à la source, sans se préoccuper du traitement qui doit être fait pour répondre aux objectifs de préparation des états financiers et de communication externe. Enfin, un troisième schéma consiste à s'assurer la cohérence de la gouvernance financière et du pilotage économique. « Pour les consultants en business solution, quand on a un marteau, tous les problèmes ont une tête de clou. Or, la question n'est pas tant de déterminer l'architecture fonctionnelle de son système d'information, qui n'est que le reflet de la technique à un moment donné, mais plutôt de combiner une vision des objectifs que l'on cherche à atteindre », résume Yoram Bosc-Haddad.

Questions fondamentales

Pour cela, il est essentiel de répondre à une série de questions fondamentales. Parmi elles, la cohérence recherchée des référentiels et des axes d'analyses ; les risques de pertes d'information sur la rentabilité d'un client liés à une alimentation des systèmes en Y ; ou encore la traçabilité des informations de gestion (crucial pour l'établissement des comptes préparatoires !). Dans le même esprit, les décideurs devront déterminer si le SI est un outil d'aide à la décision ou de contrôle de la performance. Enfin, ils devront penser à intégrer la Trésorerie, qui, dans beaucoup de cas, n'est pas prévue.

Une fois passée cette étape, le directeur financier devra être vigilant sur quelques points avant de signer son contrat avec le prestataire de service chargé de développer tout ou partie du SI et/ou le(s) éditeur(s) qui vont implanter les outils. « La plupart des contrats sont conclus intuitu personae, ce qui signifie que leur transfert en cas de vente de l'entreprise requiert l'autorisation du fournisseur. Par ailleurs, ils sont conclus pour un périmètre donné. Il est donc nécessaire de prévoir dès le départ l'intégration ou la vente d'une filiale, ainsi que la possibilité d'une transmission universelle du patrimoine », rappelle Bertrand Liard, avocat chez Freshfields Bruckhaus Deringer. Autre point à savoir, le propriétaire du système d'information n'est pas, comme on pourrait le penser intuitivement, le donneur d'ordres mais le développeur. Il s'ensuit que l'utilisation d'une partie de logiciel libre peut être considérée comme contaminant pour l'application toute entière.

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