| 17 Février 2012 |
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Classement gestion déléguée : les encours actions ont baissé de 21% en 2011 |
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Les 49 sociétés de gestion figurant dans le dernier classement de la gestion déléguée institutionnelle française géraient à fin décembre un encours global de 573 milliards d’euros pour le compte d’investisseurs institutionnels hexagonaux, un chiffre en recul de 8 % sur un an et de 9 % sur deux ans. La gestion déléguée institutionnelle française, qui représente environ 27 % des actifs détenus par les investisseurs institutionnels français (2 100 milliards d’euros au 31 décembre 2010 selon le panorama de la gestion institutionnelle réalisé par l’Af2i), a subi la chute des marchés actions européens au deuxième semestre 2011 et l’érosion continue de la gestion monétaire, qui pâtit toujours de la concurrence des produits bancaires (comptes à terme, dépôts à terme, certificats de dépôts). Seuls les encours obligataires ressortent en légère hausse dans un contexte pourtant marqué par les difficultés de financement des pays périphériques de la zone euro. Les encours delégués par les investisseurs institutionnels ont également évolué au gré des remises en jeu de mandats. Les performances négatives des marchés actions européens (indice MSCI euro en baisse de 17 % en 2011) justifient grandement la baisse de 21 % des encours institutionnels actions à 157 milliards d’euros. La classe d’actifs ne représente plus que 28 % de l’encours global de la gestion déléguée institutionnelle, contre 33 % un an plus tôt. Selon Europerformance, les OPCVM actions de droit français ont suivi une tendance comparable (-20,9 %). La quasi-totalité des sociétés de gestion ont été touchées par la baisse des encours actions, notamment Lyxor qui reste le premier gérant institutionnel actions malgré une chute de 36 % des actifs délégués actions. Le gérant a notamment subi la défiance de nombreux investisseurs à l’égard des ETF synthétiques. Parmi les 10 principaux gérants institutionnels actions, qui concentrent 75 % de l’encours global, seul Natixis AM a enregistré une hausse de ses encours (+16 %). La société, qui a remporté plusieurs appels d’offres en 2011, mentionne simplement « une collecte en augmentation sur la clientèle institutionnelle ». Rothschild et Cie Gestion se distingue également en affichant une hausse de 4 %. Bien qu’ils affichent des baisses respectives de 12 % et 16 % de leurs encours actions, BNP Paribas IP et Amundi se sont démarqués en obtenant de la part du FRR la gestion d’un mandat de réplication d’indices actions optimisés. Concentrant 37 % de la gestion déléguée institutionnelle française, les encours obligataires ressortent en hausse de 3 %, à 212 milliards d’euros, dans un environnement de marché relativement stable (EuroMTS Eurozone Government Broad EMTX aggregate en hausse de 1 % sur la période). Deux gérants américains, State Street Global Advisors et Blackrock, affichent des hausses spectaculaires, de respectivement 43 % et 500 % de leurs encours, après notamment avoir été sélectionnés par le FRR pour gérer des mandats investis en obligations internationales de la catégorie investissement. Les autres grands gérants obligataires affichent des encours assez stables à l’exception de Allianz GI et La Française AM, qui ont perdu respectivement 29 % et 23 % de leurs encours. Dans un contexte marqué par l’intensification de la crise de la dette en zone euro, « les investisseurs institutionnels ont manifesté beaucoup d’inquiétudes à l’égard des pays périphériques sans pour autant prendre de décisions radicales. Personne n’a demandé à sortir massivement l’Italie des portefeuilles », note BNP Paribas IP, qui souligne également l’intérêt nouveau et parfois significatif de certains assureurs français pour la dette émergente. DB Advisors, dont les encours ont gagné un peu moins de 800 millions d’euros, dit avoir essentiellement collecté sur les obligations corporates. Spécialisé dans la gestion d’obligations convertibles, Acropole AM a vu ses encours augmenter de 4 % après un premier semestre dynamique sur le plan de la collecte, auquel a succédé une tendance inverse presque équivalente sur la deuxième partie de l’année. Confrontés à un gisement de titres européen qui tend à se restreindre, les investisseurs ont témoigné « un intérêt pour les fonds à échéance de convertibles avec un profil crédit et pour les convertibles asiatiques », note le gérant. Toujours concentrée à près de 80 % parmi cinq grandes sociétés de gestion filiales de groupes bancaires, la gestion monétaire institutionnelle française n’est pas parvenue à juguler l’hémorragie de ses encours, affichant une nouvelle baisse de 6 % en 2011 après une décollecte de 21% l’année précédente. La baisse des encours monétaires institutionnels ressort légèrement inférieure à celle observée sur les fonds de droit français classés dans la catégorie trésorerie d’Europerformance (-8,9 %). Face aux nouveaux ratios de liquidité de Bâle III incitant les banques à réinternaliser les liquidités dans leur bilan, CM-CIC AM mentionne « un arbitrage des clients entre les différents produits maison (CD de la maison mère, CAT/DAT, fonds monétaires) net de la fiscalité ». Pour BFT Gestion, dont la décollecte ne transparait pas directement dans la mesure où ses encours monétaires sont désormais intégrés à ceux d’Amundi, « la concurrence des produits bancaires ne concerne pas uniquement les nouveaux investissements mais touche désormais la clientèle historique ». Malgré un environnement adverse, plusieurs sociétés parmi lesquelles la Banque Postale AM (+21 %) et, à une moindre échelle, JP Morgan AM (+141 %) sont parvenus à dégager des collectes nettes positives sur le monétaire. La première a pu indirectement bénéficier du lancement par sa maison mère de l’activité financement aux entreprises. Egalement filiale de banque, la seconde met en avant sa gamme de fonds monétaires déclinée en plusieurs devises, dont le renminbi, qui s’est révélée « très pratique pour les grandes entreprises ».
Source: bfinance, Enquête classement de la gestion déléguée institutionnelle française - janvier 2012
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