| 17 Février 2012 |
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Du mouvement parmi les sociétés de gestion étrangères |
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Confrontées à l’érosion d’un marché institutionnel hyperconcurrentiel sur fond de chute des marchés et des encours, plusieurs sociétés de gestion étrangères ont récemment décidé de donner une nouvelle orientation à leur présence en France dans un contexte de rationalisation des activités au niveau européen. Le groupe Robeco vient d’annoncer son intention de transformer sa filiale française, qui dispose actuellement d’une expertise sur le marché monétaire hexagonale, en une entité exclusivement consacrée à la distribution de fonds. La nouvelle organisation doit être mise en place à compter du troisième trimestre. « La mise en œuvre d’UCITS IV nous donne la possibilité de centraliser la gestion des fonds coordonnés commercialisés en Europe à Rotterdam. La nouvelle réglementation nous permet ainsi de surmonter les contraintes d’hébergement et de délégation de gestion qui justifiaient des coûts supplémentaires de l’ordre de 5 à 10 pb, voire plus, de nature à pénaliser nos offres dans les recherches en sélection de gérants », explique Philippe Sabbah, directeur général de Robeco France. La filiale française du groupe hollandais gérait et distribuait 4,3 milliards d’euros, dont 2,8 milliard d’euros pour le compte d’investisseurs institutionnels français. Egalement présent auprès des investisseurs institutionnels français, pour lesquels il gérait 4,5 milliards d’euros d’encours à fin 2011, Aviva Investors va focaliser son expertise sur la gestion de taux, sur l'immobilier et sur les solutions de gestion diversifiées. La gestion active en actions sera désormais répartie entre centres régionaux, notamment au sein du bureau parisien qui concentrera la gestion des actions européennes. La société compte également adapter ses ressources dans l’investissement socialement responsable. Soumis à des ratios prudentiels plus exigeants, les banques européennes pourraient être prochainement amenées à céder leur filiale de gestion d’actifs. Deutsche Bank a lancé en décembre la vente d'une bonne partie de son activité de gestion d'actifs pour laquelle les offres de reprises sont attendues d’ici mi-février. La banque allemande est présente en France au travers DB Advisors, qui gérait à fin décembre 1,9 milliards d’euros pour le compte d’investisseurs institutionnels français.
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