Les placements en infrastructure apparaissent comme la solution aux problèmes des investisseurs aux passifs longs. Où est le piège ?

Les infrastructures continuent à intéresser les investisseurs institutionnels. Les investisseurs avisés sont cependant de plus en plus sélectifs : de fait, les bénéfices attendus des infrastructures se sont souvent révélés difficiles à capter.

Les caractéristiques prétendues des infrastructures  – des rendements réguliers, une faible volatilité et une faible corrélation avec les autres classes d’actifs – sont considérées comme adéquates pour les investisseurs aux passifs longs.

Toutefois, la sélection des investissements est essentielle : une analyse récente de bfinance a montré que plus d’un tiers des investissements en infrastructure a, au final, généré des pertes pour leurs investisseurs.

Les investisseurs doivent être prudents dans leurs choix notamment au niveau des différents paramètres : à savoir le type d’accès (dette ou equity), d’approche (distressed, core ou  « ajout de valeur ») et de rendement ajusté du risque correspondant (prix d’entrée et hypothèses de retour sur investissement) – au cas par cas.

Par exemple, aujourd’hui en 2015, ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour investir dans les actifs d’infrastructure via la partie equity. Beaucoup de fonds ont déjà levé des capitaux et sont en concurrence sur un deal flow étroit et limité. Les prix ont augmenté pour les actifs de renom et les marges de négociation sont plus faibles.